Peyrade
Commentateur suivi sur Le Monde — analyse dans le cadre du suivi des opérations d'influence russe.
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Biographie
Anciennement:
Canquoëlle68 (sur la base des changements rétroactifs de pseudonyme)
I. Éléments biographiques
À travers ses interventions, Peyrade laisse transparaître certains aspects de sa vie personnelle et de son environnement. Il indique résider à Paris, mentionnant explicitement le « concierge russophone de [son] immeuble, un Français d’origine russe, Grand Prix des concierges du 16e arrondissement 2015 » . Sur le plan professionnel, il se revendique de la sphère juridique en affirmant : « ce que j'attendais, comme tout juriste qui se respecte » . Peyrade évoque également des liens personnels avec l'Ukraine, affirmant avoir aidé des « amis ukrainiens à Kiev » à quitter la ville via Western Union . Enfin, il fait référence à sa « jeunesse » pour citer le slogan « US Go Home ! », suggérant une appartenance à une génération marquée par les mouvements anti-américains des décennies passées .
II. Apologie de la violence et des crimes de guerre
Le discours de Peyrade se caractérise par un appel récurrent à l'usage de la force brute et de l'annihilation. Il prône l'utilisation de l'arme nucléaire de manière répétée, affirmant que « le président Poutine n’hésitera pas à utiliser des missiles à tête nucléaire sur l’Ukraine, sur l’Europe » et que ce serait « le moyen le plus évident d’en terminer au plus vite » . Concernant les combattants ukrainiens, notamment ceux du régiment Azov, il utilise un langage déshumanisant, souhaitant qu'ils soient « anéantis dans leurs souterrains » ou qu'ils « meurent d’inanition » . Il suggère également le recours à des méthodes de répression historiques violentes, affirmant que les prisonniers devraient « aller reconstruire quelques baraques de la Kolyma ». Pour Peyrade, la violence est une solution nécessaire : « À un moment, il faut frapper fort. Et en finir. », ou encore : « Quand une guêpe pique, que fait-on ? On l’écrase par tous les moyens. » .
III. Rhétorique et sophismes
Peyrade emploie diverses techniques rhétoriques pour discréditer ses contradicteurs. Il abuse des attaques ad hominem, qualifiant le président ukrainien de « saltimbanque », de « gamin », de « clown » ou de « zek » . Le président français est décrit comme ayant les « neurones qui dévissent » , tandis que Joe Biden est systématiquement dénigré pour son âge, qualifié de « vieillard sénile » atteint de « gâtisme » . Il utilise également le sophisme de la « double faute » (whataboutism) pour justifier les actions russes en les comparant aux crimes américains au Vietnam ou en Irak. Enfin, il recourt souvent à l'inversion des rôles, présentant la Russie comme la victime d'une « haine millénaire » et d'une « guerre existentielle » menée par un Occident « décadent » .
IV. Contradictions et faits erronés
Les écrits de Peyrade contiennent de nombreuses contre-vérités et déni de réalités militaires.
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Déni de l'invasion de 2022 avant son déclenchement : En février 2022, juste avant l'offensive, Peyrade qualifiait les avertissements d'une « invasion imminente » de « ridicule grandissant » et d'« élucubrations américaines provoquant une panique infondée » . Il affirmait alors qu'il n'avait « jamais été dans les intentions russes de déclarer une guerre à l'Ukraine » .
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Inversion de l'agression : Il prétend que la Russie est la partie envahie : « les Russes sont attaqués, les Russes se défendent. Exactement comme en 1941-1945 ». Il va jusqu'à affirmer que l'Ukraine est un territoire russe où la Russie est « chez elle » .
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Déni des revers militaires : Peyrade refuse de reconnaître les retraites russes, notamment devant Kiev, préférant parler de « difficultés imprévues » plutôt que de « retraite piteuse » . Il affirme que « la victoire russe est inéluctable » même lorsque le front stagne.
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Déni de la souveraineté et des massacres : Il nie toute autorité ukrainienne sur Marioupol dès mai 2022, affirmant que « Marioupol ukrainienne, c'est déjà de l'histoire ancienne » . Il récuse systématiquement les accusations de crimes de guerre, les qualifiant de « propagande » ou les imputant aux Ukrainiens eux-mêmes, comme pour les bombardements de civils .
V. Commentaires et positions les plus odieux
Certaines positions de Peyrade sont particulièrement extrêmes. Il compare les forces ukrainiennes aux « SS et à la Wehrmacht » et qualifie le gouvernement de Kiev de « régime bandériste » ou « putschiste » . Il se réjouit de la disparition de toute opposition en Russie, qualifiant les opposants de « traîtres » qui doivent payer « cher ». Son hostilité envers les valeurs occidentales le conduit à saluer la guerre comme un moyen de rejeter les « avancées sociétales » qu'il juge destructrices . Enfin, sa menace apocalyptique est explicite : « Vous voulez l’apocalypse, insistez et vous l’aurez ! », ajoutant que si la Russie doit perdre, elle fera en sorte que « personne ne puisse rien gagner » dans une guerre de « destruction du continent » .