F. Kesteman
Commentateur suivi sur Le Monde — analyse dans le cadre du suivi des opérations d'influence russe.
Aperçu
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Biographie
** Anciens pseudos ** Benjamin Valberg
I. Éléments biographiques
F. Kesteman laisse filtrer au fil de ses interventions une image de lui-même en tant qu'observateur critique de la presse, affirmant que « ce qui m’intéresse, c’est la manière dont les opinions publiques sont manipulées ». Il semble résider en France ou y avoir des attaches fortes, se référant souvent à « la Franchouille » ou à « nos bons franchouillards » . Il affirme participer ou être très proche d'un « réseau pacifiste » en France qui accueille des déserteurs ukrainiens. Sur le plan militant, il revendique une connaissance pratique des méthodes d'action, affirmant : « je peux vous dire d'expérience que le mouvement BDS fait respecter cela très strictement ». Ses commentaires dénotent également une certaine culture historique et artistique qu'il mobilise pour ses analogies, citant la « Psychologie des Foules » de Gustave Le Bon ou les tableaux de Brueghel l'Ancien .
II. Apologie de la violence et crimes de guerre
La rhétorique de F. Kesteman tend à minimiser les exactions russes tout en accusant le camp adverse de barbarie. Il remet en cause la réalité du massacre de Boutcha, suggérant une absence de preuves : « Y aura-t-il une enquête d'une nouvelle Colette Braeckman pour dire "Je n'ai rien vu à Boutchi" ? ». Concernant les bombardements d'infrastructures civiles, il soutient que la Russie ne vise que des militaires et que les écoles ou universités touchées sont des bases de fait. Il va jusqu'à justifier l'usage tactique de catastrophes humanitaires, affirmant que si les Ukrainiens ont ouvert les vannes d'un barrage en 2022, les Russes ont fait de même, plaçant les deux actes sur un plan d'« Égalité ». Enfin, il déshumanise les victimes ou les combattants en utilisant des termes comme « boucherie » pour désigner la défense ukrainienne et accuse Zelensky d'utiliser des « adolescents zombifiés ».
III. Rhétorique et sophismes
L'argumentation de F. Kesteman repose quasi exclusivement sur le whataboutism (ou inversion accusatoire), comparant systématiquement l'Ukraine à d'autres conflits pour dénoncer une « indignation sélective » . Il invoque sans cesse Gaza ou Israël pour invalider les critiques contre Moscou : « Deux poids deux mesures, comme d'hab ». Un autre ressort fréquent est la diabolisation par le lexique, qualifiant le président ukrainien d'« histrion », d'« énergumène vociférant » ou de « comique troupier ». Il utilise également le sophisme de l'inversion de la propagande, affirmant que les succès russes sont dissimulés par les médias occidentaux qu'il traite de « journalistes devenus militants » produisant un récit de type « Déroulède ». Enfin, il utilise sarcastiquement l'expression « Camp du Bien » pour ridiculiser la posture morale de l'Occident.
IV. Contradictions et faits erronés
F. Kesteman soutient des thèses factuellement fausses ou révisionnistes pour valider le récit du Kremlin :
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Inversion de l'agression : Il prétend que l'Ukraine ou ses soutiens sont les véritables agresseurs, affirmant que « l’Ukraine a été agressée par la Russie... [tout comme] Israël a été agressé par les Palestiniens », en mettant sur le même plan des contextes historiques opposés . Il va jusqu'à affirmer que c'est la Géorgie qui a attaqué la Russie en 2008 .
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Déni de l'invasion de 2022 : Avant le déclenchement de la guerre, il raillait les avertissements des services de renseignements : « On nous aurait menti ? », martelant que l'« invasion imminente » n'était qu'un mensonge américain.
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Soldats nord-coréens : Il rejette les preuves de leur présence en les comparant à des rumeurs infondées : « Sur la photo, c'est un vrai-faux Nord Coréen ? » ou en les assimilant à des manipulations de type « 40 bébés décapités » .
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Revers militaires russes : Il réinterprète systématiquement les défaites russes comme des succès stratégiques. Pour lui, la retraite de Kiev n'était qu'un « coup de théâtre » où « Poutine a joué, et gagné ». Il affirme péremptoirement que l'armée russe a « magnifiquement réussi » sa communication alors qu'elle subissait des reculs majeurs.
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Déni des massacres : En plus de Boutcha, il balaie les crimes de guerre à Marioupol en affirmant que c'est simplement le lieu où se cachait un « régiment nazi » .
V. Commentaires et positions les plus haineux
Les propos de F. Kesteman sont marqués par une hostilité virulente envers l'identité ukrainienne et l'Union européenne. Il tient des propos ouvertement misogynes et dégradants, affirmant qu'avec l'arrivée de l'Ukraine dans l'UE, « l'escort-girl ukrainienne va casser les prix ». Il développe une argumentation raciste basée sur la couleur de peau, prétendant que le soutien français à l'Ukraine n'est dû qu'au fait que les Ukrainiens sont « blancs ». Il insulte régulièrement le président ukrainien en suggérant des addictions (« partager un rail avec Z » [?]) et souhaite ouvertement la chute de l'État : « La fin de Zelensky est proche ». Enfin, il fait preuve d'un cynisme extrême en moquant les morts au front et en appelant à la disparition de l'Ukraine comme nation souveraine pour la transformer en « pays neutre » ou en colonie sous « coupe du capitalisme anglo-saxon » .