Bannière

Citoyen étonné

Commentateur suivi sur Le Monde — analyse dans le cadre du suivi des opérations d'influence russe.

Aperçu

2927 commentaires analysés sur Le Monde, du 10/08/2014 au 29/07/2026, répartis sur 1687 articles (1.7 par article en moyenne). 23 sur les 30 derniers jours.

Chargement…

Ce gabarit est modifiable dans l'admin — ajoutez du texte ou des blocs, toutes les pages auteur changeront.

Biographie

I. Éléments biographiques

Citoyen étonné distille, au travers de ses nombreuses interventions, quelques informations sur son profil pour asseoir sa crédibilité. Il affirme être un « diplômé en économie ». Sur le plan géographique et social, il se décrit comme un « lecteur attentif – et néanmoins parisien ou banlieusard ». Citoyen étonné confirme résider sur le territoire national en soulignant qu'« il est peut-être légitime de s’inquiéter de l’évolution de son pays » lorsqu'on « vit en France » . Il se présente également comme un contribuable dont les « impôts » financent les institutions de la République.

II. Apologie de la violence et crimes de guerre

La rhétorique de Citoyen étonné tend à minimiser ou à nier les exactions imputées aux forces russes tout en accusant systématiquement le camp adverse. Il soutient ainsi que « la Russie ne cible pas les civils, au contraire ». Pour justifier les frappes russes, Citoyen étonné avance que les forces ukrainiennes utilisent la population comme « bouclier humain » et qu'elles installent leur artillerie dans des « immeubles d’habitation, des centres commerciaux, des hôpitaux ». Concernant les transferts forcés de mineurs, il minimise la portée des poursuites de la Cour Pénale Internationale (CPI), qualifiant le chef d'accusation de « déportation d’enfants » de « assez faible, voire faiblard ». Enfin, Citoyen étonné tourne en dérision la souffrance des populations en reprenant des éléments de propagande comme « le viol comme arme de guerre », qu'il qualifie de « propagande à deux balles » .

III. Rhétorique et sophismes

L'argumentation de Citoyen étonné repose massivement sur le whataboutism (ou inversion accusatoire). Pour délégitimer les critiques contre la Russie, il invoque systématiquement les interventions occidentales passées : « les peuples d'ex-Yougoslavie s'en souviennent. 50 jours de bombardement de Belgrade justifiés par le faux du "plan fer à cheval" ». Il utilise de manière récurrente la citation de Madeleine Albright sur les « 500.000 enfants irakiens morts » pour fustiger l'hypocrisie occidentale. Un autre procédé est la diabolisation par les termes, qualifiant l'Occident d'« Empire du mensonge » ou de « nations civilisées » entre guillemets pour en souligner la barbarie supposée. Citoyen étonné pratique également l'attaque des sources, traitant l'AFP d'« Agence Fake Press » et accusant Le Monde de diffuser des « inepties pour décérébrés ».

IV. Contradictions et faits erronés

Citoyen étonné soutient plusieurs thèses factuellement fausses pour valider le récit du Kremlin :

  • Déni de l'invasion en 2022 : Jusqu'au 20 février 2022, Citoyen étonné niait avec véhémence toute intention d'attaque russe : « Il n’y aura pas d’invasion, tout au plus, et certainement, une assistance militaire au Donbass ». Il qualifiait les alertes des renseignements de « PsyOp "invasion russe" concocté par les anglo-saxons ».

  • L'Ukraine comme agresseur : Citoyen étonné prétend que « la Russie a attaqué avant que Kiev le fasse, juste avant », suggérant que l'offensive russe était une réponse préventive. Il affirme que l'incursion de 2024 à Koursk n'est qu'un « baroud qui a échoué ».

  • Soldats nord-coréens : Il rejette les informations sur leur présence en les qualifiant de « fake des nord-coréens » ou d'« élucubrations ».

  • Revers militaires russes : Citoyen étonné réinterprète les retraites russes de Kyiv ou Kharkiv comme des manœuvres destinées à « minimiser leurs pertes ». Il prétend que l'armée russe a pour stratégie de laisser les Ukrainiens se précipiter sur ses défenses pour « en tuer le plus possible ».

  • Déni des massacres : Concernant Boutcha, Citoyen étonné suggère une responsabilité ukrainienne en affirmant que les fléchettes retrouvées dans les corps sont « une arme courante des unités ukrainiennes » . Pour Marioupol, il balaie les accusations de crimes de guerre en affirmant que « les russes sont entrés dans Mariupol depuis mercredi. C’est dire le niveau de crédibilité des communiqués de Kiev ».

V. Commentaires et positions les plus haineux

Les propos de Citoyen étonné envers l'Ukraine et ses soutiens sont marqués par une hostilité virulente. Il utilise systématiquement les termes « ukronazis » ou « bandéristes » pour désigner les autorités et les forces de défense. Il qualifie le président Zelensky de « satrape de Kiev », de « clown » ou insinue que ses comportements sont liés à l'usage de drogues : « elle [UvdL] a dû partager un rail avec Z » . Ses positions sont empreintes de déshumanisation, décrivant la population ukrainienne comme une simple « chair à canon » sacrifiée par les États-Unis. Enfin, il traite les dirigeants européens de « vassaux » ou de « chiwawa » soumis à la laisse de Washington , et parle d'« ethnocide » pour décrire la politique de Kiev vis-à-vis des russophones .

Statistiques détaillées

Chargement…
Chargement…
Historique des commentaires
Chargement…