Retraits stratégiques et gestes de bonne volonté
À la lecture de ces commentaires, on croirait presque assister à une chorégraphie de ballet plutôt qu'à une guerre d'agression. Des auteurs comme Ricardo Uztarroz ou ALEXANDREKASTALS s'évertuent à transformer chaque repli russe en une manœuvre de génie, utilisant des euphémismes tels que « retrait tactique », « repositionnement nécessaire » ou même « geste de bonne volonté ». Selon cette rhétorique, l'armée russe ne perdrait jamais de terrain par défaite, mais simplement par « prudence » ou pour « consolider ses acquis ». Pourtant, la réalité du terrain, documentée par les faits, a largement démenti ces acrobaties sémantiques : les libérations de villes comme Kherson en novembre 2022 ou de l'oblast de Kharkiv en septembre 2022 n'étaient pas des cadeaux diplomatiques, mais le résultat de contre-offensives ukrainiennes massives et de l'effondrement de lignes de défense russes. En relayant sciemment cette version des faits, ces commentateurs semblent viser un objectif précis : saper la détermination de l'opinion française en banalisant l'agression et en présentant l'aide militaire occidentale comme inutile face à une Russie qui, prétendument, « ne cherche pas de problèmes ». En transformant une déroute militaire en une « stratégie de diversion », ce discours cherche sans doute à diviser le lectorat et à instaurer un doute délétère, suggérant que l'effort de guerre ukrainien est vain face à une puissance qui ne ferait que jouer avec les cartes de son propre gré.

Le retrait des troupes russes de Kherson, qui laisse sceptique le régime de Kiev car les tentatives d'attaques de ces dernières semaines ont été des échecs flagrants avec de très lourdes pertes pour l'armée ukrainienne qui au plus près reste bloquée a plusieurs dizaines de kilomètres, est une anticipation très prudente de Sourovikine qui la joue très Koutousov des tirs d'artillerie ukrainiens sur la ville qui ont déjà commencé sur les infrastructures et cibles civiles, ce qui a motivé l'évacuation des civils, et elle n'empêchera pas de continuer à repousser les assauts avec des tirs ciblés de l'artillerie, de missiles et de l'aviation sur les positions et centres de commandement des assaillants.
Elle évitera la destruction de la ville par l'artillerie ukrainienne immanquablement attribuée à la Russie par la propagande qui s'est affranchie de toute vraisemblance
Nul besoin de propagande (pour les Ukrainiens qui contrairement aux Français n'en sont pas assommés et ont gardé un peu de lucidité) puisque c'est ce qui se passe dans le Donbass depuis 8 ans avec quantité de crimes de guerre commis par les néonazis couverts par le silence complice des médias occidentaux.
Et à ce propos les soldats russes ne vérifient pas les tatouages "à la gloire de l'Ukraine" mais les symboles nazis et les manifs antirusses à Kherson sont minuscules.
La reprise par l'armée ukrainienne de la ville est de de toute façon une plaisanterie qui repose sur l'auto-intoxication des propagandistes qui croient à leurs bobards sur l'échec voire la débandade de l'armée russe. L'armée ukrainienne en est devenue incapable.
L'essentiel de l'armée étant dans le Donbass où elle préparait un assaut contre les républiques
d'envergure (sur le modèle de Stalingrad). Par ailleurs, les frontières actuelles de l'Ukraine sont l'héritage de Staline. Cocasse de voir l'occident courir au secours postume de celui-ci.
Les buts de cette intervention ont été clairement annoncés avant son déclenchement:
- Reconnaissance par l'Ukraine de l'indépendance du Donbass dans ses frontières régionales et de la Crimée faisant partie de la Russie (comme l'ont voulu 95% de ses habitants)
- Non adhésion de l'Ukraine à l'Otan et statut neutre
- Dénazification, en cours par l’anéantissement du régiment Azov dans leur réduit à Marioupol. Encouragé par Zelenski qui refuse leur reddition ( comme Hitler avait refusé celle de l'armée de Paulus à Stalingrad)
militaire, qui lui coûte cher en hommes et en matériel, à l’égard d’un pays qu’elle continue à regarder envers et contre tout comme un pays frère. ¡Slava Rossii!
"le sort du Donbass se décide à Severodonetsk, selon Volodymyr Zelensky" et autre "bataille décisive".
Et aujourd'hui les forces ukrainiennes "se retirent" de Severodonetsk...
Enfin, ceux qui peuvent, ne sont pas morts, ne se rendent pas, et arrivent à passer jusqu'à Lyssytchansk, qui est elle-même dans l'encerclement !
Encore un "repli stratégique victorieux" de Kiev ? Un de plus.
PS: certains des cratères des derniers bombardements sur les zones résidentielles de Donetsk par les ukronazis semblent bien supérieurs aux 155mm Otan, peut-être les Himars, à voir...
Il était important de toute façon de sonder en grandeur réelle les habitants restés sur place, car les dirigeants Ukrainiens ainsi instruits par ce fait accompli ont devant eux un choix crucial : relancer l'assaut comme V Zelensky a menacé de le faire, et avoir face à eux 2 fois plus de troupes russes que jusqu'à présent, ou saisir l'occasion de... prendre du recul.
Après tout, même en admettant que l'autorité de V Poutine soit ébranlée par la contre-attaque ukro-otanienne, qu'en est-il de la tolérance de la population ukrainienne envers le jusqu-au-boutisme occidental ?
L'incertitude existe des deux côtés.
Ceux qui voyaient dans la retenue de l'armée russe une preuve de faiblesse voire de nullité et annonciatrice d'une débandade et d'un effondrement incessamment sous peu pour la raison qu'elle ne "bénéficie pas des technologies occidentales" (ouarf ! ouarf !) vont devoir trouver autre chose pour continuer à désinformer le grand public des pays de l'Otan. Mais il n'y a aucun souci à se faire, ce sont des experts dans ce domaine
Ceux qui voyaient dans la retenue de l'armée russe une preuve de faiblesse voire de nullité et annonciatrice d'une débandade et d'un effondrement imminent pour la raison qu'elle ne "bénéficie pas des technologies occidentales" (ouarf ! ouarf !) vont devoir trouver autre chose
Le barrage de Kakhovka fournit 80% de l'eau douce de la Crimée par un canal partant du lac artificiel. Intérêt évident à sa destruction Quant à la bombe nucléaire taquetique c'est de l'ordre des histoires d'ogres racontées aux tout-petits pour qu'ils soient bien sages et obéissants à papa Otan et maman UE