L'Europe va geler
À travers ces commentaires, un leitmotiv s'impose avec une persistance presque thermique : l'Europe est condamnée à un hiver de givre et de privations, où des individus comme Minga ou Ricardo Uztarroz prédisaient des scènes de « froid intense » ou de « se les cailler » pour les classes populaires. L'argument récurrent repose sur une fatalité énergétique, suggérant que la rupture avec le gaz russe transformerait le continent en un désert glacé, incapable de maintenir ses chauffages. Pourtant, l'ironie de l'histoire est frappante : malgré les prophéties de l'apocalypse thermique, personne n'a gelé en Europe durant les hivers mentionnés ; les infrastructures ont tenu, et les stocks de gaz ont été diversifiés avec une efficacité que les commentateurs n'avaient pas prévue.
Si l'on considère que ce discours s'aligne sur la rhétorique de la Fédération de Russie, l'objectif stratégique devient limpide. En martelant l'idée d'un « hiver sans chauffage », ces messages cherchent à transformer la solidarité européenne en une peur paralysante, visant à saper le soutien à l'Ukraine en présentant les sanctions comme un suicide économique. En projetant l'image d'une Europe démunie et « frigorifiée », cette communication cherche à diviser l'opinion française, à décourager l'aide militaire et à renverser la responsabilité de la crise sur les décisions occidentales, espérant ainsi briser la cohésion politique par la menace d'un inconfort domestique imaginaire.

«Peu de citoyens et d'ndustries passeront indemnes l'hiver prochain. Les appels du gouvernement à la sobriété sont du pur cynisme: beaucoup n'ont pas d'autre choix.
Les sanctions énergétiques contre la Russie s'avèrent être une grave erreur ! Une récession majeure est imminente. Mettre en péril l'approvisionnement énergétique de la plus grande économie d'Europe est suicidaire, cela nuit aux citoyens et à l'industrie et n'aide en rien l'Ukraine. L'excédent du compte courant de la Russie a triplé au premier semestre 2022.
Il est politiquement stupide de rompre les contrats avec la Russie par des sanctions, tout en attendant le respect de ces contrats par la Russie. Le fait que la Russie nous fournisse encore du gaz est plutôt surprenant.»
Il est temps de finir cette sale guerre.
Qui vendra plus cher ses produits aux gentils européens qui refuseraient le gaz russe dont ils ont besoin ? Qui ?
L' Estonie est actuellement à 25% d'inflation , alors que la moyenne Européenne est à 10%. Ces pays ont manifestement une envie ardente et irrépressible de se faire Hara Kiri. A ce rythme là, nous ne passerons pas l'hivers. Et pitié, ne me servez pas la soupe habituelle autour de la lutte des "valeurs". La situation de guerre entre la Russie et l'Ukraine demande une analyse lucide, intransigeante et honnête, bref le contraire de ce qui domine dans les esprits et les médias occidentaux. Car la pression de l'OTAN en faveur de l'Ukraine est déterminée par le capitalisme occidental au nom de ses intérêts stratégiques et, surtout, économiques: L'appropriation des ressources naturelles de pays sous-développés ou moins développés par les multinationales qui mènent le jeu des échanges et des investissements en témoigne.
L’effondrement économique et financier de l’Europe sera beaucoup plus rapide que le changement politique, manifestement nécessaire, pour virer ses dirigeants de troisième zone. Le seul secteur politique qui ne sera pas endommagé par tout cela, du moins en France et en Allemagne, est l’extrême droite
@ Lux : je ne vois pas à quoi vous faites allusion de ma part, vous non plus manifestement... Vous devriez tenir des fiches comme votre acolyte Poule Mouillée.
C'est le gouvernement français qui hurlait à la pénurie, vous avez oublié?
1 exemple parmi mille autres :
"Le gouvernement rattrapé par la menace de coupures d’électricité pendant l’hiver : Selon RTE, il existe un risque « élevé » de tensions sur le réseau français en janvier 2023. La première ministre, Elisabeth Borne, se prépare à d’éventuels « délestages tournants ».
(LM, 19 novembre 2022).