L'Europe va geler
À travers ces commentaires, un leitmotiv s'impose avec une persistance presque thermique : l'Europe est condamnée à un hiver de givre et de privations, où des individus comme Minga ou Ricardo Uztarroz prédisaient des scènes de « froid intense » ou de « se les cailler » pour les classes populaires. L'argument récurrent repose sur une fatalité énergétique, suggérant que la rupture avec le gaz russe transformerait le continent en un désert glacé, incapable de maintenir ses chauffages. Pourtant, l'ironie de l'histoire est frappante : malgré les prophéties de l'apocalypse thermique, personne n'a gelé en Europe durant les hivers mentionnés ; les infrastructures ont tenu, et les stocks de gaz ont été diversifiés avec une efficacité que les commentateurs n'avaient pas prévue.
Si l'on considère que ce discours s'aligne sur la rhétorique de la Fédération de Russie, l'objectif stratégique devient limpide. En martelant l'idée d'un « hiver sans chauffage », ces messages cherchent à transformer la solidarité européenne en une peur paralysante, visant à saper le soutien à l'Ukraine en présentant les sanctions comme un suicide économique. En projetant l'image d'une Europe démunie et « frigorifiée », cette communication cherche à diviser l'opinion française, à décourager l'aide militaire et à renverser la responsabilité de la crise sur les décisions occidentales, espérant ainsi briser la cohésion politique par la menace d'un inconfort domestique imaginaire.

Il est temps de finir cette sale guerre.
1/ "Il faut éviter le retournement de l’opinion française quand il fera plus froid et qu’il y aura des restrictions sur le front de l’énergie" prononcée par un des députés.
Mais c’est prendre les Français pour des zozos ? Faire comme Poutine, distillant la bonne parole à ses administrés soi-disant zombifiés?
2/ "Les Ukrainiens, qui s’emploient à gagner la guerre de communication".
Tout le monde a croisé sur la route de ses vacances ou sur son lieu de villégiature, ces voitures de cirque avec des affiches de clowns de chaque côté et avec un gros mégaphone hurlant à plein volume le lieu et l’heure de la prochaine séance. Voilà l’alléchante communication ukrainienne.
A l'UNESCO, pas plus tard qu'hier, un tiers de l'Assemblée générale a soutenu une résolution en faveur du cirque ukrainien. Selon toute évidence, deux tiers étaient insensibles aux appels du mégaphone.
@ Lux : je ne vois pas à quoi vous faites allusion de ma part, vous non plus manifestement... Vous devriez tenir des fiches comme votre acolyte Poule Mouillée.
C'est le gouvernement français qui hurlait à la pénurie, vous avez oublié?
1 exemple parmi mille autres :
"Le gouvernement rattrapé par la menace de coupures d’électricité pendant l’hiver : Selon RTE, il existe un risque « élevé » de tensions sur le réseau français en janvier 2023. La première ministre, Elisabeth Borne, se prépare à d’éventuels « délestages tournants ».
(LM, 19 novembre 2022).
L' Estonie est actuellement à 25% d'inflation , alors que la moyenne Européenne est à 10%. Ces pays ont manifestement une envie ardente et irrépressible de se faire Hara Kiri. A ce rythme là, nous ne passerons pas l'hivers. Et pitié, ne me servez pas la soupe habituelle autour de la lutte des "valeurs". La situation de guerre entre la Russie et l'Ukraine demande une analyse lucide, intransigeante et honnête, bref le contraire de ce qui domine dans les esprits et les médias occidentaux. Car la pression de l'OTAN en faveur de l'Ukraine est déterminée par le capitalisme occidental au nom de ses intérêts stratégiques et, surtout, économiques: L'appropriation des ressources naturelles de pays sous-développés ou moins développés par les multinationales qui mènent le jeu des échanges et des investissements en témoigne.
@Alain29, Il y en a encore, ici qui croient encore à une défaite Russe... Je ne sait pas si c'est de la bêtise ou du cynisme, mais une telle dissonance avec la réalité contribue gravement à ce que l'Europe tout entière soit plongé dans le noir inflationniste cet hivers. La Russie à quasiment conquis le Donbass, c'est une question de jours, les gains territoriaux sont immenses, de l'ordre de la Belgique et la Hollande réunis. Le lien avec la Crimée est réalisé. L'armée Ukrainienne n' a ni la force ni les capacités de s'y opposer. La Russie gagne aussi au jeu international des sanctions. Les grands blocs se rallient à sa cause ainsi que les pays émergeants, la lutte est perdues en dépit des dénégations des seconds couteaux.